La porte sans entrée

Le zen, "rameau délié du bouddhisme" depuis le VIe siècle, selon la belle expression d'Antoine Arsan, est une école de méditation. Naguère l'auteur d'un essai sur le haïku, il s'aventure cette fois jusqu'à l'improbable "porte sans entrée" du zen. À l'Occident chrétien obsédé de réponse et de résultat, le zen propose un chemin de déprise : le maître initie son disciple en ne lui apprenant rien. Un seul adversaire : l'ego. Un seul horizon, l'éveil, Le haïku cherchait à fixer l'instant, le zen cherche à se couler dans son flux éternel.
Avec subtilité et simplicité, Antoine Arsan entraîne son lecteur sur ce chemin de dépossession, 'lisse et nu, énigmatique et impénétrable". Loin de la foire aux spiritualités de pacotille, l'essai d'Antoine Arsan approche son sujet sans jamais poser au sage. La porte sans entrée, célébration légère de l'indicible.